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dimanche 28 novembre 2010

Étrange sensation...


Je pense que je suis habitée d'une pensée magique... Que si je suis assez fine, assez courageuse... La vie va finir par me donner ce que je veux au plus profond de moi... Mais bon, je pense que je veux croire à ça pour supporter ma solitude... Me dire qu'elle ne sera pas éternelle pour pouvoir passer au travers...
C'est comme l'espoir, car sans espoir, on n'a pas le courage de continuer... Alors, j'espère... J'espère que si je réussis à bien vivre malgré tout, que si je sais affronter cette solitude en m'occupant, en ne m'apitoyant pas sur mon sort, en ne pleurant pas sur moi... que peut-être un miracle finira par se produire... Et aussi, que j'ai pas le choix vraiment... Que quand bien même je gâcherais mon présent à brailler sur ce que j'ai perdu... ça ne fait que gâcher mon présent... alors aussi bien rendre mon présent le moins pénible possible en l'occupant et en appréciant ce que j'ai... Un toit, de la bonne bouffe, du confort, une fille merveilleuse, de bons parents, quelques amis... c'est plus que bien des gens sur cette terre...
J'étais jolie, et j'ai pas changé tant que ça, à part que je suis pas mal plus grosse... Alors bon, j'ai peut-être encore une chance... Alors, je garde espoir... Je me félicite chaque jour d'avoir réussi à être relativement sereine, relativement bien... d'apprécier les belles petites choses... même si ses caresses me manquent à en crier... et qu'il n'y a rien de plus faux que de penser que c'est facile de refaire sa vie à mon âge... Que c'est pas facile de se dire qu'on va probablement rester seule parce que c'est vraiment compliqué de trouver quelqu'un avec qui on a des affinités, un mode de vie compatible, surtout quand on a été comblée à bien des égards et que la comparaison va être présente et rendre plus difficile une adaptation, etc...

dimanche 14 novembre 2010

dix ans...


En jasant avec une amie hier, j'ai réalisé que ça fait dix ans que j'ai mis fin à mon mariage... C'était à la fin-octobre 2000... Il y a dix ans, j'étais donc dans les discussions de séparation, ça a pris 9 mois de cohabitation forcée, afin que je puisse être débarrassée de le voir à tous les jours... Il aurait pu facilement aller habiter ailleurs étant donné qu'il possédait plusieurs appartements, mais n'a jamais voulu... et moi, je ne voulais pas être prise avec un bail et devoir déménager plusieurs fois... Au début, je voulais racheter la maison commune, mais finalement, une chance qu'il n'a pas voulu... J'ai trouvé ma maison actuelle et j'y suis bien mieux que je l'aurais été dans l'ancienne... Ce fut une période très difficile de ma vie, mais je l'ai traversée avec courage et détermination... J'étais plus jeune, il faut dire et ma situation ne pouvait que s'améliorer étant donné qu'elle était tellement épouvantable...
De repenser à tout ça me fait bizarre, c'est si loin en un sens, j'ai tellement avancé depuis... Il reste que je suis seule, c'est mieux que d'être avec un homme pour qui on n'a pas la moindre admiration comme c'était le cas avec mon ex-mari... mais c'est pas l'idéal non plus... Après avoir vécu une relation qui me comblait, dans laquelle j'étais heureuse, la solitude est froide et triste... Je n'ai pas vraiment le choix de m'y résigner... Sans perdre totalement espoir de revivre un autre amour, je n'y compte pas trop, je sais que les probabilités que ça arrive sont très, très minime... et c'est triste...

lundi 1 novembre 2010

Je me sens résignée...


Je me sens résignée, désabusée... Je suppose que c'est normal... J'ai beaucoup travaillé sur moi toute ma vie, je faisais beaucoup d'introspection, j'ai travaillé fort pour m'améliorer, devenir une meilleure personne, afin d'atteindre mes buts. Deux de mes amies, qui me connaissent depuis longtemps m'ont dit, chacune à leur façon, qu'elles trouvaient que j'avais beaucoup évoluée, beaucoup changé, et je les crois... L'un de mes buts était de vivre une relation amoureuse réussie, qui durerait... Lorsque j'étais avec mon ex, j'étais tellement heureuse, je pensais naïvement que je récoltais enfin les fruits de tous mes efforts...

Alors, en ce moment, je tombe de haut... Le fait d'être une meilleure personne, d'être plus agréable à vivre, ça n'était pas assez... Bref, je suis désenchantée, je suis déçue... Je ne crois plus tellement à grand chose... Je me contente d'être le plus sereine possible dans ma vie... J'ai passé une fin de semaine seule, pas reçu un seul téléphone, c'est typique. Je reçois très peu de téléphones, ça a toujours été comme ça, malgré aussi mes efforts à entretenir mes amitiés... C'est normal, les gens ont leur vie, ils n'ont pas le temps... Une chance, il y a ma fille, il y a au moins pour elle que je suis importante...

jeudi 28 octobre 2010

Route 132


J'ai été déçue... J'allais voir ce film en pensant que le sujet me toucherait... Il n'y a rien de pire que perdre son enfant... Je serais dévastée si ça m'arrivait... En fait, honnêtement, ensuite, je réfléchissais à ça et ma fille représente en gros 100 % de ma vie affective en ce moment, donc, je suis pas sûre que je survivrais... N'ayant plus de chum, il me resterait plus de soutien pour traverser ça ni d'autres sources affectives... Alors, je n'ose même pas y penser... Ma fille est vraiment ma raison de vivre...

Mais revenons au film, j'ai trouvé que la campagne qui est dépeinte dans ce film est montrée comme arriérée, comme plate à mort et c'est pas vrai, j'habite la campagne et c'est pas comme ça dutout... En fait, les personnes âgées représentées ne sont pas réalistes non plus, on se serait crû il y a 40 ans, c'est plus comme ça maintenant, les gens ne sont pas aussi simplets, pour ne pas dire idiots... Même le personnage principal, c'est un prof d'université en sociologie... Le seul moment ou il avait un discours cohérent avec son personnage, c'est avec le curé, mais le reste du temps, il avait l'air d'un ouvrier... Bref, ça présentait une image du Québec comme si on était tous des imbéciles arriérés... Ensuite, je ne suis même pas embarquée dans l'émotion, j'ai rien ressenti... Pourquoi ? Je pense que c'est parce qu'on n'a pas présenté l'enfant, il était trop abstrait, inexistant... On a présenté 30 secondes de souvenirs de cet enfant à la toute fin, c'est le seul moment ou j'ai été un peu touchée... Peut-être que si on avait montré cet enfant en relation avec son père avant sa mort, et qu'ensuite, il serait mort, là, on aurait pu partager l'émotion, mais là, pantoute, j'ai même pas versé une larme... et pourtant, je suis en deuil moi-même, alors normalement, j'aurais dû être touchée... mais c'était trop caricatural, trop désincarné... Bref, j'ai trouvé le temps long et j'ai été déçue... Ça aurait pu être tellement mieux... C'est dommage !

mardi 26 octobre 2010

Je me trouve bonne...


Je vais bien, je suis sereine, je prends soin de moi et de ma fille, je vis le moment présent...
Je m'interdis de penser à des choses trop négatives, mais je ne m'empêche pas d'être triste... De toutes façons, ça serait nier ce que je ressens et je n'ai pas à le faire... Oui, je suis triste, mais je ne suis pas malheureuse. Je vis un deuil, une perte et c'est normal que je prenne le temps d'encaisser tout ça, que je vive les émotions qui vont avec ma réalité... C'est sain et humain, profondément humain, d'autant que c'était une belle relation que je vivais, que j'y étais profondément heureuse et donc, que j'ai vraiment perdu quelque chose qui était beau et important dans ma vie...
Je ne sais pas ce qui m'attend et j'essaie de ne pas trop y penser... Je me concentre sur prendre soin de ma fille et de moi, je m'occupe, je fais tout plein de choses, je socialise quand je peux... Je prends la vie une journée à la fois... Je me dis qu'un jour, il faudra que je recommence à chercher, mais pas tout de suite, je ne suis pas prète et je n'en ai pas envie... Ça ne servirait à rien, je ne suis pas guérie... J'accepte d'être là ou j'en suis et je me trouve sage... Vraiment !
Pour le moment, ce qui me fait le plus de bien, ce sont toutes les marques d'affection que je peux sentir autour de moi, ma fille qui me fait des câlins, les marques d'attention de mes ami(e)s, j'ai besoin de me sentir aimée, même si c'est pas par un amoureux... J'essaie d'être là pour les autres aussi, si je sens que quelqu'un a besoin de moi, ça me fait plaisir de me sentir utile à l'aider comme je peux... même si je suis un peu casanière, que je courre pas trop après les gens... Comme je suis triste, je sais que je suis moins attrayante, alors je ne brusque rien, autant que possible... J'essaie d'atteindre un juste équilibre, pas trop m'étourdir, pas trop me sentir seule, bref, continuer ma vie de mon mieux en espérant que des jours meilleurs m'attendent... mais en appréciant tout de même les petites joies du présent...

lundi 18 octobre 2010

Je suis tannée des fois...


Je vais bien, je m'occupe, je suis sereine la plupart du temps, mais mausus... Ça aurait fait 5 ans dans quelques jours... On s'aimait... Il me regardait avec des yeux amoureux, intenses, il était tendre, attentionné, il m'embrassait, c'était génial... Il me faisait rire, j'étais heureuse comme je l'avais jamais été... Quel gâchis ! Quel gâchis ! Quel gâchis !
Il y a toujours un fond de tristesse en moi... J'ai tellement peur de ne plus jamais vivre de moments comparables... C'est trop injuste !

lundi 27 septembre 2010

L'automne


Lorsque j'avais une mauvaise journée, je m'encourageais en pensant aux moments de tendresse que je vivrais durant la fin de semaine... Je n'ai plus ça... C'est difficile de penser que je ne vivrai peut-être plus jamais de moments de tendresse...
Oui, je sais, on va me dire que je vais sûrement rencontrer quelqu'un d'autres, etc... Tellement facile à dire quand on ne le vit pas... Personne ne peut me garantir quoi que ce soit, car c'est juste impossible... Pour que ça arrive, il faudrait que je me remette à chercher et tout le tralala, ça me tente tellement pas... et je l'ai tellement dans la peau... pas sûre que je pourrais juste m'imaginer avec un autre... Avant, je pouvais bien essayer, j'avais des chances de trouver mieux puisque ce que j'avais vécu était plutôt décevant... Là, j'étais bien, j'étais heureuse, j'étais amoureuse à un point inouie... et puis, je lui faisais confiance... alors comment pourrais-je faire confiance maintenant ? Je suis profondément blessée...
Mais je continue ma petite vie, je continue à faire tout ce qu'il faut... Je suis presque toujours triste, mais je fais ce qu'il faut... Je m'occupe de ma fille, je prends soin de moi, je socialise, je fête ma maman d'amour, je cuisine, je magasine, je m'occupe... Je m'occupe et le temps passe, il passe toujours... J'affronte la vie... toute seule... c'est mon destin, il faut croire... Je n'ai jamais souhaité ça, jamais... mais dans cette vie, on n'a pas souvent ce que l'on veut...

mercredi 22 septembre 2010

Je vais bien


Je vais bien, j'en suis presque surprise... Je continue ma petite vie tranquille, je m'occupe, je prends soin de moi et de ma fille. Le temps passe et agréablement... Ce qui me manque le plus, ce sont les caresses, les rires, la complicité, les marches main dans la main et les baisers... mais bon, on peut vivre sans... pas le choix !

J'espère qu'un projet stimulant à mon travail verra le jour, j'aimerais tellement ça... J'avoue que mon travail est routinier et plutôt ennuyant. Si le projet que j'ai en tête se concrétise, j'aurai plus de plaisir à aller travailler chaque matin... Je croise les doigts ! J'ai eu plusieurs dépenses ces derniers temps et j'ai fait une folie aussi, mais bon, faut croire que j'ai besoin de me gâter un peu...

Plus j'entends des choses sur le gaz de schiste et plus je trouve ça inquiétant... Je n'arrive pas à comprendre que notre gouvernement se comporte de façon aussi irresponsable à ce sujet ! La dernière : lorsque les gisements seront abandonnés par la compagnie qui les aura exploité et aura fait fortune avec leur contenu, les problèmes environnementaux qui pourraient suivre se retrouveront la responsabilité de notre gouvernement ! C'est quoi l'affaire ? Comme c'est là, dans cette histoire, les citoyens n'ont que les inconvénients : danger de contamination de l'eau potable, etc... et aucun avantage : redevances négligeables, quand ça n'est pas un congé de redevance de 5 ans, etc... Bref, tout ça n'a aucun sens !

mardi 31 août 2010

Réflexion


Voici ce que j'ai écrit en réponse au billet de Grande Dame, je vous le recopie ici, car je trouve que ça illustre bien ce que je ressens : Certains souvenirs s'estompent, d'autres persistent... Ce qui est paradoxal, c'est qu'en l'absence de la personne perdue, les beaux souvenirs sont douloureux, car on se dit qu'ils ne se répéteront plus, du moins c'est ce que je ressens, lorsque je me remémore les beaux moments avec celui qui m'a quittée. Ce qui fait mal, c'est qu'il n'y aura plus formation de nouveaux souvenirs du même genre. Dans mon cas, j'ai surtout peur de ne plus connaître l'amour, la tendresse dans mon quotidien, que maintenant, ces moments privilégiés n'appartiennent qu'au passé, qu'ils ne seront plus, ni présent, ni à venir, fort probablement. C'est ça qui est douloureux, du moins pour moi...
Je vis pas si mal chaque jour... car la vie est précieuse et j'ai d'autres belles choses dans ma vie... Il reste qu'il y a quelque-chose de perdu dans ma vie, quelque-chose qui était important pour moi et c'est d'autant plus difficile à accepter, que c'est absurde... Je ne crois même pas que mon ex est plus heureux sans moi... Et pourtant, je l'ai pensé pour mes autres ex avant lui... Comme c'était clair que ces derniers ne m'aimaient pas, oui, dans leur cas, ils étaient plus heureux sans moi et moi, j'avais l'espoir de finir par vivre une relation réciproque... Cette fois, je pensais ma relation réciproque et je reste à penser qu'il m'aimait... mais l'a comme oublié, aveuglé par une colère malsaine et conne... causée probablement par la maladie (dépression) et une certaine immaturité qui lui fait voir tout négativement... Sauf que cette vision des choses a tout gâché et je n'ai aucun pouvoir sur elle et lui n'en est pas conscient, alors "just too bad"... Je suis triste de l'avoir perdu et il est sans doute abattu aussi de son bord, mais bien trop enlisé dans ses idées noires pour que ça change... Tout ça est tellement absurde...

vendredi 27 août 2010

La peine est tabou


Jusque là, j'étais courageuse, forte, je voyais tout le beau de ma vie, je vivais dans le présent... Alors ça va, c'est accepté socialement... Mais si j'ai le malheur d'exprimer ma peine, le trou noir qu'est devenu mon avenir, l'angoisse que ça me fait vivre... Là, ça n'est pas accepté... Je me fais faire des tas de reproches ! La perte réelle que je subie, les courriels quotidiens d'amour que je ne reçois plus, les moments de bonheur partagés que je vivais chaque semaine, les projets d'avenir que je faisais et qui me mettaient le coeur en joie... Tout ça n'existe plus, mais je n'ai pas le droit de le dire ! C'est trop dérangeant, je suppose, je ne sais pas... Les personnes qui minimisent la perte sont souvent celles qui n'ont jamais vécu toutes seules, qui sont en couple depuis longtemps, et ont la chance d'avoir un couple solide qui traverse le temps... Elles n'ont pas comme moi, cherché l'amour pendant presque toute leur vie adulte, pis cru le trouver, n'ont pas savouré chaque jour de bonheur en pensant qu'enfin leur tour était arrivé après tellement d'années difficiles, pour ensuite tout perdre encore une fois... J'ai de la peine, l'homme que j'aime me manque et je ne peux rien y faire... Je n'ai plus de projet d'avenir, je pensais qu'on vieillirait ensemble...

Je me répète inlassablement qu'on ne connait pas l'avenir, que la vie me réserve peut-être une belle surprise... peut-être ! peut-être ! Mais là, la seule certitude que j'ai, c'est que l'homme que j'aimais me manque, qu'il m'a rejetée, que je suis toute seule pour tout affronter... que ça fait mal et que je trouve ça injuste...

J'étais dans le dénie et la colère, c'était plus facile, là, je commence à être dans l'impuissance et dans la peine, c'est plus difficile, surtout quand on se sent jugée, critiquée...

Heureusement, j'ai ma fille, ma fille merveilleuse qui est le soleil de ma vie et pour qui je tiens le coup, pour qui je me lève vaillamment tous les matins, pour qui je fais tout ce que je dois faire, pour qui je prends soin de moi... Je fais de mon mieux, une journée à la fois...


samedi 21 août 2010

72 vis


Cet après-midi, j'ai vissé 72 vis à la main à m'en faire des ampoules... Voilà le résultat... J'ai ensuite transvidé une bonne partie du contenu de l'ancien composteur dans le nouveau, ça a permis de le brasser en même temps...
Je m'occupe et je garde le moral... En fait, j'en reviens pas à quel point je suis forte, j'en suis surprise...
Il n'en demeure pas moins que je préférerais que rien ne sois arrivé et que je serais dans ses bras en train d'écouter un bon film à super écran ce soir... Misère, je peux pas croire qu'il est mieux sans moi dans sa vie... Moi, je préférais quand il était dans la mienne... même si je vis quand même très bien...
Je suis vraiment dans le lâcher prise, du moins pour ça... Pour mon boulot, on veut m'imposer un changement que je ne souhaite pas dutout et j'espère réussir à les convaincre de ne pas m'imposer ça, j'espère que je vais réussir, ça nuirait à mon travail et à ma vie personnelle et j'avoue que ça serait la goutte qui fait déborder le vase... Que là, ça va, mais de grâce, qu'on ne me rajoute pas ça en plus... C'est trop pour moi !

mardi 17 août 2010

Ma maison est presque finie de réparer


Je pensais avoir eu une bonne idée en faisant installer la nouvelle gouttière pour recueillir l'eau de pluie pour pouvoir arroser les plantes les autres jours... Malheureusement, mes installateurs ont vu lors de l'orage de cet après-midi qui n'a pourtant duré que 20 minutes que ça débordait tellement que ça faisait une inondation près du solage de ma maison... Bref, on ne pourra pas laisser ça comme ça... Va falloir réinstaller la gouttière pour qu'elle arrive dans le drain fluvial, sinon, je vais maganer ma maison... Je me suis dis que je peux toujours laisser le contenant là et le laisser se remplir avec la pluie, juste celle qui tombera dessus, ainsi, il ne débordera pas ou s'il déborde, ça sera tout doucement, pas à vitesse grand V comme quand c'est l'eau de toute la toiture qui s'y déverse... C'est le compromis que j'ai trouvé...
Bref, dans ma vie ces temps-ci, les choses ne se passent pas comme je l'aurais souhaité... Il me faut me réorganiser, faire face à la réalité ! Ce qui n'est pas facile, c'est que je me sens comme dans un trou noir, je ne sais pas ce que je veux, je me sens comme ballotée par la vie... comme si je n'avais aucune prise dessus... comme si l'eau déborde et risque de tout briser, alors je fais ce qu'il faut pour que ça ne déborde pas... mais l'eau tombe quand même... Bref, je ne sais pas si c'est clair mon affaire... Mais en gros, je me sens un peu comme une barque sans gouvernail, c'est pas moi qui contrôle la direction, je ne sais pas ou je vais, j'essaie juste de ne pas sombrer... Je flotte, je suis fière de moi, car je pense que je fais au mieux dans ce qui m'est imposé... Mais mausus que des fois, je trouve ça injuste !
Comme c'est injuste pour toutes les victimes des inondations au Pakistan, pour toutes les personnes atteintes de graves maladies... Alors, je sais avec ma tête que c'est comme ça, que la vie est ainsi : dure, tellement dure par moment ! Mais en même temps, je continue d'apprécier ce que j'ai de beau, ma fille qui est si extraordinaire, les gens autour de moi qui sont si gentils !
Il n'en demeure pas moins qu'il me manque, que je pensais naïvement, mais sincèrement qu'on vieillirait ensemble, qu'il était l'homme de ma vie, celui avec qui je partagerais le temps qui nous reste sur cette terre, mais pouf !!! pu rien, j'ai rien pu faire, j'ai même pas pu en discuter avec lui, même pas...

samedi 14 août 2010

Promenade !


Hier j'ai fait environ 12 kilomètres à vélo et aujourd'hui, je suis allée marcher sur les battures avec ma fille, quelles journées magnifiques d'été !!! Chaud, mais avec une petite brise, c'est très agréable !
Je me trouve bonne de conserver ma capacité d'émerveillement et de voir toutes les belles choses de ma vie ! Je vis dans le présent, en chassant le plus possible les idées qui me rendent tristes et en accueillant celles qui sont positives... Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, mais je sais que je vais faire de mon mieux pour être heureuse dans ce qu'elle va me permettre ! J'apprécie ce que j'ai, même si je trouve triste d'avoir perdu beaucoup à cause du négativisme qui a envahit le cerveau de l'homme que j'aimais... Ce négativisme a tout détruit et c'est triste, mais je n'y peux rien et je ne vais pas rempirer les choses en me laissant contaminer !

vendredi 13 août 2010

Le lâcher prise !


On parle souvent de lâcher prise et des bénéfices de ça... Dans le passé, j'avais bien de la misère avec ça... c'était quelque-chose de très difficile pour moi ! Là, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je suis complètement là-dedans... Je ne sais pas pourquoi, mais je réalise que c'est tout à fait ce que je pratique... Je prends une journée à la fois, je fais ce que j'ai à faire, je vais bien...
Mon ex a très mal réagit à mon courriel, qui partait pourtant d'une véritable bonne intention... Je voulais vraiment l'aider ! Mais bon, il semble qu'il n'était pas prêt à voir la réalité... Tant pis ! Peut-être qu'il y sera plus ouvert plus tard et que ça l'aidera plus tard, je n'en sais rien... et c'est ses affaires ! Il a réagit en m'envoyant un char d'insultes et de méchanceté totalement gratuite ! Je m'attendais à ce que ça le mette en colère, mais pas au point de descendre aussi bas ! Vraiment ! C'est dommage et ça ne fait que me confirmer qu'il ne va pas bien... Quelqu'un ne peut pas aller bien et réagir de façon aussi disproportionnée, c'est impossible ! Il a un gros problème d'idées irréalistes et une thérapie émotivo-rationnelle lui ferait le plus grand bien, mais bon, c'est son affaire, s'il veut avoir une vie merdique et détruire toutes les relations avec ses proches, tout le reste de sa vie, il est bien parti ! Moi, j'ai fait tout ce que je pouvais, ça s'arrête là ! Comme on dit : on ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas s'aider...
J'ai la satisfaction de savoir que je n'ai absolument rien à me reprocher dans cette relation. Je m'y suis investie corps et âme, j'ai donné le meilleur de moi-même, j'ai fait de mon mieux constamment pour le rendre heureux et que tout se passe bien... Il a décidé de me laisser pour des niaiseries, que quelqu'un de normal en aurait simplement discuté avec moi, ben coudonc !
C'est triste et dommage, parce que nous vivions une très grande complicité, une entente intime merveilleuse, nous riions énormément ensemble, bref, dans l'ensemble, c'était une très belle relation ! Ça s'envenimait quand je ne devinais pas ce qu'il voulait ou que simplement je choisissais de ne pas faire ce qu'il voulait (c'est une idée irréaliste de croire que l'autre doit faire tout, tout, tout ce qu'on veut) et qu'il se mettait dans une colère noire, disproportionnée, exagérée, qu'il boudait, ou rompait selon les fois... Ça n'arrivait pas très souvent et comme le reste du temps, c'était très agréable, je lui pardonnais et ça allait bien... mais il n'a jamais travaillé ce problème de son côté, continuant de croire que je devais pallier à tout ! Dans ces conditions, personne n'aurait pu continuer à le satisfaire, c'est juste impossible !
C'est sûr que c'est difficile pour moi, je ne peux m'empêcher de me dire : pourquoi ça m'arrive à moi ? Mais je sais qu'il n'y a pas de réponse. Que j'ai fait tout ce que j'ai pu... Que c'est pas ma faute !
Alors, je vis ma vie de mon mieux, mon deuil de mon mieux et je continue à vivre, à assumer mes responsabilités ! Voilà !

dimanche 8 août 2010

La vie continue


Vendredi dernier, j'ai eu un gros down, je souffrais tellement, c'était atroce, intenable, extrèmement pénible... Heureusement, les autres jours et aujourd'hui, ça va...

Hier mon ex est venu me porter mes affaires... Il n'a même pas voulu parler quelques minutes... Il avait amené son fils exprès pour l'utiliser comme prétexte pour ne pas me parler... J'ai trouvé ça lâche, mais lâche ! Je savais qu'il ferait ça quand il m'a appelée pour me dire : t'es là dans une heure et demie ? - Oui - Je t'amène tes affaires... - Je n'étais pas prète à ça, mais bon, ça ne m'a pas vraiment surpris... Il a voulu se débarrasser de mes choses le plus vite possible, parce qu'il m'aime encore et de les voir, ça lui rappelait que j'existe... Même chose pour son refus de me parler... Il avait sûrement peur de se laisser attendrir... C'est pas drôle pareil...

Je suis certaine qu'il est encore en train de tomber en dépression... Je reconnais les mêmes symptômes qu'il y a 4 ans quand il m'avait laissée pour 6 mois... Même genre d'idées irréalistes, même genre de fermeture... Il a des problèmes de dépression majeure... Il en a fait deux graves... là, il ne prenait plus d'anti-dépresseurs depuis quelques mois... Ça explique... Mais c'est pas plus drôle pour moi... J'ai rien vu venir ! Rien dutout...

Je lui ai écrit pour lui suggérer de consulter, que je m'inquiète pour lui, que je veux pas qu'il retombe aussi bas que la dernière fois avant de se rendre compte que ça ne va pas et lui conseiller de ne pas juste prendre des anti-dépresseurs, mais de faire aussi une psychothérapie, sinon, il ne s'en sortira jamais... Je n'ai pas fait ça pour moi, je sais qu'en lisant ça, s'il le lit, il va être encore plus en colère contre moi... mais j'ose espérer que l'idée fasse son chemin et qu'il se fasse aider... C'est une bonne personne, j'aimerais qu'il aille mieux, qu'il se fasse une meilleure vie, qu'il ne bousille pas sa relation avec son fils... Je lui ai écrit car je suis la seule personne qui doit se préoccuper de lui, il n'a pas d'amis, il n'a plus ses parents, il ne voit plus ses frères et sa soeur, il ne voit que son fils, mais son fils n'est pas en mesure de comprendre ce qui se passe...

Moi, je m'occupe et je prends une journée à la fois, j'ai lavé mes vitres et mes rideaux hier et aujourd'hui... Je prends soin de moi de mon mieux et j'espère ne pas avoir trop de mauvais jours comme vendredi ou la peine me submergeait... Voilà ou j'en suis...